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257ers - HÖMMA!
Chronique d'album

257ers - HÖMMA!

Note de la redaction7,0/ 10
Par Le Stagiaire·

L'album HÖMMA! de 257ers s'articule avec précision dans la trajectoire discographique de l'artiste, s'intercalant entre deux œuvres capitales : Abrakadabra (2019) et Das Ende vom Anfang (2022). C'est une étape intermédiaire où l'opus renonce à la dilatation sonore pour privilégier la densité narrative.

Positionnement chronologique entre deux masterpieces

L'économie du temps: une contrainte formatrice

La structure binaire de l'album se dessine immédiatement, avec "Wasser" qui sert de point d'entrée et "Sag Mal" comme conclusion logique du parcours. Cette architecture fermée laisse peu de place à l'improvisation ou aux digressions sonores. La densité moyenne d'environ deux minutes et demi par titre force une économie stricte du propos. On n'y trouve pas la respiration habituelle d'un disque studio, mais plutôt une succession de vignettes thématiques qui s'enchaînent sans jamais s'éparpiller. Le titre "Vom Saufen Kriegt Man Durst" illustre parfaitement cette exigence de concision: le message y est transmis avec une efficacité chirurgicale, sans superflu ni fioriture mélodique. L'album ne cherche pas à remplir l'espace sonore, mais à maximiser l'impact du texte dans un volume limité. C'est une démarche où la durée réduite agit comme un filtre éliminant tout ce qui ne sert pas l'objectif central de l'œuvre.

Dialogues scéniques structurants avec Alligatoah et SDP

Le dialogue scénique: structurer l'album par les featurings Alligatoah et SDP

L'ouverture du disque sur ces pistes fermes est rompue par deux titres qui introduisent la dimension collaborative, transformant le récit en un véritable échange entre voix distinctes. La collaboration avec Alligatoah sur "Warteschleife" prolonge une relation artistique déjà établie depuis plusieurs années, reprenant ainsi la dynamique initiée sur « Über alle Berge » (HRNSHN (2012)) et « Irgendwo in Vegas » (Boomshakkalakka (2014)). Cette continuité donne une profondeur historique au morceau, ancrant le duo dans une histoire commune qui dépasse les simples featurings occasionnels. Par ailleurs, la présence de SDP sur "Keiner hat Geburtstag" confirme la volonté du projet d'explorer le format duo à travers des partenaires variés. Chaque featuring est un pilier scénique distinct, contribuant à la richesse du projet tout en respectant la contrainte temporelle imposée par la durée totale de 35 min 04 s.

Vom Saufen Kriegt Man Durst: la concision comme arme lyrique

Vom Saufen Kriegt Man Durst: la concision comme arme lyrique

Au-delà des collaborations, certains titres fonctionnent comme des piliers autonomes capables de porter le disque à eux seuls. "Vom Saufen Kriegt Man Durst" en est un exemple marquant, où la concision devient l'arme principale pour transmettre une image forte sans dilution. L'absence de producteurs mentionnés dans les faits laisse la production dans une zone d'ombre qui accentue cette focalisation sur le texte et la voix. C'est une rigueur stylistique qui s'impose par le simple fait de l'écriture, sans nécessiter d'intervention technique explicite pour justifier chaque son. L'album ainsi conçu impose au spectateur une écoute active, où chaque titre doit valoir son poids dans cette architecture serrée de douze pièces.

La clôture narrative avec la piste Sag Mal

Sag Mal: la clôture d'un récit épuré en 12 titres

La fin du disque n'est pas moins décisive que le début, "Sag Mal" servant de point de chute à un parcours qui a refusé toute dilution sonore. Cette dernière piste valide la cohésion globale du projet, reliant les moments d'ouverture et les instants de collaboration au sein d'une narration fluide. Le disque ne s'achève pas en silence, mais avec une affirmation claire de sa propre identité: un album studio pivot entre deux périodes de la discographie de 257ers. Il prouve sa solidité par la rigueur de son écriture et la justesse de ses choix structurels.

Consolidation d'un statut d'albumiste affirmé

Pivot discographique: entre Abrakadabra et Das Ende vom Anfang

Au terme de cette traversée, HÖMMA! apparaît comme une étape essentielle dans l'évolution de l'artiste. Situé entre Abrakadabra (2019) et Das Ende vom Anfang (2022), il ne représente pas une rupture brutale mais une consolidation des acquis. L'album marque une transition vers un statut d'albumiste affirmé, où la liberté créatrice permet d'explorer de nouvelles configurations vocales tout en restant fidèle à une vision stricte du temps et de l'espace sonore.

Fiche technique

- Sortie : 0 décembre 2020 - Label : Selfmade Records distributed by GOLD LEAGUE® the urban music division of Sony Music Entertainment Germany GmbH - Titres : 12 (35 min 04 s) - Ouverture / clôture : Wasser / Sag Mal - Invités : Alligatoah, SDP - Album précédent : Abrakadabra (2019)

🎬 Les clips de l’album

12 clips · lecture à la suite

Titres

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🔥 Les tracks qui cartonnent

Classement Hip-Hop/R&B · semaine du 19/10/2026

  1. 1I Just Might— Bruno Mars
  2. 2Solar Eclipse— Drake & Don Toliver
  3. 3Janice STFU— Drake
  4. 4Quebec— Drake
  5. 5Dead Fresh— Lil Baby
  6. 6What You Need— Tems
  7. 7Cold Shoulder— Drake, Don Toliver & Yebba
  8. 8So Good— Jhene Aiko Featuring Kendrick Lamar
  9. 9WTF GOIN— Belly Gang Kushington & 21 Savage
  10. 10Cinderella— Mac Miller Featuring Ty Dolla $ign

Chronique publiée le 25/10/2026 · Chroniques

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