
610 Saari - Don’t Believe in It
Le 5 octobre 2017, un disque s’inscrit dans le paysage du hip-hop international sans chercher à se faire remarquer. Don’t Believe in It, l’œuvre de 610 SAARi, déroule ses mélodies comme une histoire silencieuse, où chaque note semble portée par un souffle discret. Il ne s’agit pas d’un album qui cherche à dominer, mais d’une invitation à s’enfoncer dans des atmosphères où le son devient presque un personnage à part entière.
Les paysages texturaux et émotionnels de Don’t Believe in It
Ce disque est avant tout une exploration sensorielle. Chaque titre est un paysage en soi, façonné par des textures qui glissent entre le lo-fi et le trip-hop, avec une dose de boom bap qui rappelle les racines underground du genre. L’absence de mélodies traditionnelles ne dérange pas: elle crée une tension émotionnelle qui se nourrit de l’espace sonore laissé vacant. Le travail de 610 SAARi, tant en tant que producteur qu’en tant qu’auteur-compositeur, est à l’origine d’une musique où les silences parlent plus fort que les paroles. L’utilisation des samples, souvent déformés ou réduits à leur essence la plus brute, donne au disque un côté presque archaïque. C’est comme si le temps s’était figé dans ces couches de sons, créant une ambiance qui oscille entre le mystérieux et l’intime. La mélancolie n’est pas un choix esthétique, mais une caractéristique intrinsèque du projet.
Entre obscurité, groove et authenticité: une navigation conceptuelle
Don’t Believe in It ne se contente pas de proposer des paysages sonores; il les fait évoluer. L’album s’articule autour d’une tension entre plusieurs univers musicaux: l’obscurité des lo-fi samples, le groove hypnotique du trip-hop et la rigueur brute du boom bap. Cette navigation conceptuelle ne se révèle pas comme une simple juxtaposition de styles, mais comme un levier narratif. Les titres s’enchaînent sans rupture, et ce n’est qu’à l’écoute répétée que l’on comprend comment ces éléments contrastés forment un tout cohérent. L’authenticité du projet tient aussi à cette absence de prétention: 610 SAARi ne cherche pas à se mettre en avant, mais à laisser son art s’imposer par lui-même.
<<I Heard the Voice>> et <<Trollskogen>>: deux titres clés dans la construction du propos
Parmi les douze morceaux qui composent l’album, deux ressortent comme des jalons importants. I Heard the Voice ouvre le disque avec une intro presque méditative, où les samples s’enchaînent comme des bribes de mémoire. Le titre est un exemple parfait de la manière dont 610 SAARi manipule l’auditeur: il ne se contente pas d’écrire une chanson, il compose une expérience. Trollskogen, quant à lui, semble marquer un tournant dans le disque. L’ambiance devient plus dense, les samples sont moins éparpillés et les rythmes s’imposent davantage. C’est ici que l’on sent la maturité du projet: l’album ne se limite pas à des expérimentations sonores, il construit un récit silencieux mais puissant.
🎬 Les clips de l’album
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Titres
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🔥 Les tracks qui cartonnent
Classement Hip-Hop/R&B · semaine du 31/08/2026
- 1I Just Might— Bruno Mars
- 2Janice STFU— Drake
- 3Folded— Kehlani
- 4Dead Fresh— Lil Baby
- 5Spend Dat— Yung Miami
- 6Shabang— Drake
- 7Some Of Your Love— PARTYNEXTDOOR
- 8What You Need— Tems
- 9Cinderella— Mac Miller Featuring Ty Dolla $ign
- 10Morning Dew (Donk)— Beyonce


