
Sorti le 13 juin 2025 via Warner Music Italy, 1998 se dresse comme le septième album studio de l'artiste, publiant deux ans après la sortie collaborative Lovebars. Ce projet marque un virage net vers des sonorités plus larges et pop, abandonnant temporairement les approches street des précédents titres pour privilégier une esthétique nostalgique. Sous la houlette du label italien, douze pistes sont offertes au public, chacune trempée dans cette nostalgie assumée qui traverse l'œuvre entière. L'album s'ancre dans une période de regrets et de souvenirs douloureux, où le temps semble avoir arrêté son cours pour revisiter une année précise.
L'année 1998: une arche temporelle mélancolique
Le titre même du disque agit comme un prisme, imposant une limite chronologique précise qui pourrait limiter la portée universelle par rapport aux précédents plus libres tels que Non erano fiori ou Niente che non va. Cette contrainte sémantique transforme le projet en un voyage temporel où l'artiste paraphrase Max Pezzali pour souligner que les années d'or sont derrière lui. Au-delà de cette limite, tout ce qui reste ce sont des regrets, une mélancolie persistante et des souvenirs chargés de tristesse. Le mot « lacrime » apparaît à plusieurs reprises dans le texte des chansons, scellant l'atmosphère émotionnelle dominante. L'année 1998 n'est pas seulement une date arbitraire choisie pour un effet rhétorique; elle devient l'épine dorsale conceptuelle d'un disque où chaque titre semble être une tentative de saisir ce qui est déjà parti.
Nessun Tramonto: l'appel au souvenir comme point de départ
L'architecture narrative du disque commence par la piste numéro un, « Nessun Tramonto ». Ce morceau d'ouverture sert de porte d'entrée solitaire avant le chœur des invités potentiels, ici absent sauf sur une seule exception. Il fixe immédiatement le ton mélancolique et établit une structure classique qui encadre tout l'album. Entre cette ouverture forte et la clôture inéluctable du cycle, douze titres défilent pour dessiner un portrait cohérent de l'état d'esprit de Coez en 2025. La première face du disque ne promet pas de ruptures brutales mais une immersion progressive dans le son large qui caractérise cette phase de sa carrière.
Il Tempo Vola: la conclusion inéluctable du cycle
La trajectoire artistique se conclut sur la dernière piste, « Il Tempo Vola », qui offre une résolution mélancolique à l'ensemble du parcours écouté. Cette fin de cycle scelle le projet en revenant aux thèmes des souvenirs perdus et du temps qui fuit. L'enchaînement entre ces deux bornes temporelles crée un arc narratif complet où les états émotionnels varient mais restent fidèles à la promesse du titre. Le disque s'organise ainsi en une suite d'états variés, où le titre de l'album impose sa limite chronologique précise au-delà de laquelle la portée universelle pourrait être restreinte.
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Un virage pop large après Lovebars
Ce projet s'inscrit dans une période de retour à des sons plus larges par rapport aux précédents albums street, notamment Lovebars (2023). La production semble orientée vers un son large et pop, s'éloignant des approches plus street pour privilégier un son plus mélodique. Cette évolution stylistique est soulignée dans les critiques qui notent que Coez explore désormais une forme plus ample de la musique urbaine. La densité du disque réside dans cette capacité à diversifier les états émotionnels couverts sur les douze pistes, tout en maintenant une cohérence esthétique forte.
Douze titres pour une nostalgie assumée et limitée
L'album studio 1998 se définit par l'appel à la mémoire, structuré chronologiquement de l'ouverture « Nessun Tramonto » à la clôture mélancolique « Il Tempo Vola ». La réussite critique réside dans l'affirmation d'un propos nostalgique cohérent et complet, malgré le choix de production qui s'éloigne des racines sonores habituelles du rappeur. Suivi par From The Rooftop 3 (2026), ce disque constitue une étape intermédiaire majeure où la trajectoire artistique privilégie le maintien d'un fil narratif continu, transformant une période spécifique en un voyage mélancolique où l'année 1998 sert de prisme unique à travers lequel Coez observe son passé.
Fiche technique
- Sortie : 13 juin 2025 - Label : Warner Music Italy - Titres : 12 - Ouverture / clôture : Nessun Tramonto / Il Tempo Vola - Invités : Franco 126, Tommaso Paradiso - Album précédent : Lovebars (2023)
🎬 Les clips de l’album
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Titres
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🔥 Les tracks qui cartonnent
Classement Hip-Hop/R&B · semaine du 12/10/2026
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