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Father - Patricide
Chronique d'album

Father - Patricide

Note de la redaction8,0/ 10
Par Le Stagiaire·

« My chain is cursed » feat. Alexandria ouvre Patricide, le deuxième album studio de Father, par une tension immédiate qui définit l'ensemble de l'œuvre sorti le 30 juillet 2025. Ce disque, édité par Father's Darlings, LLC, arrive dans une année marquée par le décès d'A.D.O.R. en janvier et les victoires de Kendrick Lamar aux Grammy du 2 février. Face à ces événements, l'album se positionne comme une confrontation directe à son propre héritage, structuré autour d'une seule alliance extérieure: la présence confirmée d'Alexandria sur la piste numéro un.

Un disque solitaire au milieu d'un rap en deuil

L'arrivée de Patricide coïncide avec un contexte historique chargé où le rap subit les effets de deuils majeurs et de guerres médiatiques. Alors que la scène musicale traversait ces épreuves collectives, Father choisit une trajectoire solitaire pour son deuxième long-player. La sortie du 30 juillet 2025 s'accompagne d'une stratégie éditoriale qui contraste avec la saturation par les collaborations souvent prédominante dans le genre. Sur un total de dix titres, l'album ne compte qu'une seule piste avec featuring, ce qui renforce l'idée d'un projet où l'artiste affronte seul ses démons ou ses propres obsessions narratives. Cette économie des featurings place Father dans une position d'isolement volontaire, loin des alliances habituelles ou des collaborations passées qui ont marqué sa carrière précédente avec Young Hot Ebony 2 (2022).

« My chain is cursed » feat. Alexandria: l'unique alliance stratégique d'un disque solitaire

La seule collaboration externe de l'album se cristallise sur le premier titre, « My chain is cursed ». C'est ici que Father invite Alexandria à s'associer à lui, créant un point pivot unique sur les dix pistes disponibles. Cette présence n'est pas une simple parenthèse sonore mais une alliance stratégique cruciale qui constitue le seul moment de complicité extérieure du disque. L'apport d'Alexandria sur cette piste spécifique invite à une analyse comparative avec le reste de l'album, soulignant la singularité de cette rencontre vocale au sein d'une œuvre autrement résolument solo. Cette unique alliance définit le contraste entre la solitude générale du projet et cet instant de partage, faisant de « My chain is cursed » le seul morceau où la voix d'un tiers vient nuancer ou renforcer le propos de Father sans alourdir la texture du disque d'autres noms.

L'unique featuring d'Alexandria sur le premier titre

Au-delà de l'ouverture commune, le cœur de l'œuvre explore les risques de l'écriture personnelle. « Curiosity is the gateway to ruin » offre une fenêtre sur la trajectoire de Father face à son propre héritage et aux dangers que peut représenter l'excès d'attention ou de connaissance de soi. La progression vers des titres comme « Sodom » ou « If you see something, say nothing » montre une architecture où chaque piste ajoute une couche au récit personnel, sans que l'intervention d'Alexandria ne vienne briser cette continuité narrative. L'album utilise donc sa structure linéaire pour pousser la réflexion du rappeur vers des zones de ruine potentielle, confirmant que la solitude est ici un outil créatif plutôt qu'un manque.

Structure narrative: de l'ouverture « My chain is cursed » à la clôture « Do you know what you're getting into? Part 2 »

La construction du disque repose sur une symétrie classique mais efficace, encadrée par deux titres qui donnent sa forme à l'expérience d'écoute. Après l'alliance avec Alexandria, le disque converge vers sa fin avec « Do you know what you're getting into? Part 2 », la dernière piste de la tracklist numérotée. Cette clôture narrative distincte permet de boucler le cycle initié par l'ouverture accrocheuse, offrant une sensation de complétude malgré l'absence d'autres featurings. La transition depuis « Cannot run when over encumbered » ou « Thumb thru a check » vers cette conclusion suggère un cheminement intérieur où les titres intermédiaires servent de ponts entre la chute initiale et la prise de conscience finale. Cette architecture assure que chaque titre, du premier au dernier, contribue à une progression logique sans nécessiter d'interventions extérieures.

Patricide : architecture narrative et structure symétrique

Édité par Father's Darlings, LLC, ce disque de dix titres se distingue par sa capacité à naviguer entre les événements majeurs de l'année sans s'y plier explicitement. Le label garantit une présence éditoriale fiable pour une œuvre qui refuse de suivre la tendance aux albums saturés de collaborations. Dans un contexte où Kendrick Lamar remportait des récompenses majeures et où d'autres artistes traversaient des procès ou des deuils, Patricide maintient son indépendance. La mention du label avec cette orthographe exacte confirme l'ancrage institutionnel du projet, même si les crédits de production restant flous dans les faits ne laissent pas apparaître d'autres noms derrière la musique. C'est sur cette base minimaliste que Father érige son deuxième album studio, prouvant qu'une densité narrative peut naître d'une économie stricte et d'une seule alliance stratégique avec Alexandria.

Fiche technique

- Sortie : 30 juillet 2025 - Label : Father's Darlings, LLC - Titres : 10 - Ouverture / clôture : My chain is cursed / Do you know what you're getting into? Part 2 - Invités : Alexandria - Album précédent : Young Hot Ebony 2 (2022)

🎬 Les clips de l’album

10 clips · lecture à la suite

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🔥 Les tracks qui cartonnent

Classement Hip-Hop/R&B · semaine du 26/10/2026

  1. 1I Just Might— Bruno Mars
  2. 2Janice STFU— Drake
  3. 3What You Need— Tems
  4. 4Solar Eclipse— Drake & Don Toliver
  5. 5Dead Fresh— Lil Baby
  6. 6Quebec— Drake
  7. 7So Good— Jhene Aiko Featuring Kendrick Lamar
  8. 8WTF GOIN— Belly Gang Kushington & 21 Savage
  9. 9Cold Shoulder— Drake, Don Toliver & Yebba
  10. 10Cinderella— Mac Miller Featuring Ty Dolla $ign

Chronique publiée le 01/11/2026 · Chroniques

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