
Kelsey Lu - So Help Me God
So Help Me God de Kelsey Lu. Le silence entre les deux albums de Kelsey Lu a duré sept ans — une période qui, selon The Guardian, a marqué un acte d’artiste révolté contre les attentes. So Help Me God, sorti le 12 juin 2026 sous le label Dirty Hit, est l’aboutissement de cette introspection. Il s’agit moins d’un album que d’une déclaration sonore, où le violoncelle de Kelsey Lu dialogue avec des synthétiseurs, des chorales italiennes et des collaborations inattendues. L’œuvre explore les fissures du cœur, la quête identitaire et l’équilibre fragile entre douleur et résolution.
Les collaborations clés qui ont façonné le son de So Help Me God
Kelsey Lu n’a pas fait les choses en demi-mesure. En s’entourant de figures comme Jack Antonoff, Yves Rothman ou Kamasi Washington, elle a tissé un réseau de créativité sans frontières. Jack Antonoff, omniprésent dans la production et l’arrangement, apporte une touche pop exigeante, tandis que Yves Rothman, à la fois producteur et ingénieur du son, insuffle une rigueur technique qui donne corps aux mélodies les plus intimes. Kamasi Washington, avec ses saxophones fulgurants sur Reaper, ajoute une dimension jazz qui éclate le cadre classique de Kelsey Lu.
L’entrelacement des instruments classiques et modernes dans les morceaux phares
Reaper, le premier titre de l’album, est un exemple parfait de cette alchimie. Le violoncelle de Kelsey Lu s’entrelace avec des synthétiseurs Mini Moog et Juno 106, créant une tension entre le passé et le futur. C’est comme si la musique classique se réveillait dans un monde électronique, sans perdre son âme. Sur Portrait Of A Lady On Fire, l’effet est encore plus marquant. La présence de chorales italiennes ajoute une dimension dramatique et culturelle à la pièce. Le contraste entre les voix des enfants italiens et le violoncelle solitaire de Kelsey Lu donne au morceau un relief inédit — comme si l’album se tenait sur le seuil d’une révélation.
La dimension dramatique et culturelle des chorales italiennes
Ce titre, qui semble être une métaphore de la rupture intérieure, est porté par un chœur qui évoque à la fois le sacré et l’humain. Les voix des enfants italiens, réunies en choeur, apportent une texture fragile et puissante à la fois. C’est un moment où Kelsey Lu semble s’éloigner de son propre corps pour se fondre dans une tradition collective — un contraste qui renforce l’idée d’une quête identitaire.
De Blood à So Help Me God: une évolution artistique marquée par les collaborations
Sept ans séparent Blood et So Help Me God, mais la distance n’est pas seulement chronologique. L’album de 2019 était plus sobre, plus introspectif — un premier pas dans l’univers de Kelsey Lu. So Help Me God, en revanche, est une œuvre qui respire, qui s’étend, qui se laisse toucher par les collaborations et les influences extérieures. C’est comme si Kelsey Lu avait appris à se laisser porter par d’autres voix, sans perdre son propre timbre. L’album n’est pas un simple retour, mais une évolution — une exploration de l’artiste dans tous ses états, avec toutes les contradictions qu’elle implique.
So Help Me God est donc bien plus qu’un album. C’est une déclaration d’indépendance artistique, une ouverture vers le monde, et un témoignage sur la force de l’humain — dans sa vulnérabilité comme dans sa résilience.
🎬 Les clips de l’album
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Titres
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🔥 Les tracks qui cartonnent
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