rap.frhiphop.fron air
✨ AbonnementS'inscrire
RAP.FR
Rakim - DPG WU-TANG, WU-TANG DPG -THE GODBODY LP-
Chronique d'album

Rakim - DPG WU-TANG, WU-TANG DPG -THE GODBODY LP-

Par Le Stagiaire·

DPG WU-TANG, WU-TANG DPG -THE GODBODY LP- se dresse comme une encyclopédie vivante du rap new-yorkais, où chaque collaboration sert de preuve tangible à l'autorité artistique de Rakim. Avec une durée totale de 53 min 13 s, l'album orchestre une densité historique sans précédent: onze pistes accueillent des invités de poids, transformant le disque en un acte de transmission où la présence massive du Wu-Tang Clan et des légendes validerait le statut mythique du projet.

Densité historique : 11 collaborations pour valider un concept de légende

La thèse du disque repose sur une stratégie audacieuse: utiliser l'héritage collectif comme socle d'un propos solitaire. Onze titres featuring incluent des noms tels que Eminem, Snoop Dogg, Ghostface Killah, Raekwon et KRS-One, créant un réseau vocal qui défie la simple compilation. Cette architecture collaborative n'est pas une obligation formelle mais un choix conceptuel: chaque invité apporte sa voix à l'édifice pour confirmer le statut de légende de Rakim.

L'ouverture thématique de « Goin Down feat. Kokane »

L'album installe immédiatement une thématique introductive forte avec le morceau d'ouverture, « Goin Down feat. Kokane ». La présence de Kokane sur ce titre suggère un rôle introducteur ou thématique fort pour l'ensemble du projet. Cette collaboration crédite dès la première piste, préparant le terrain pour un disque centré sur la transmission et la densité vocale. Loin d'être une simple entrée en matière, cette ouverture engage l'auditeur dans une dynamique où chaque seconde compte, définissant le ton d'un opus où l'économie du temps contraste violemment avec la richesse des échanges vocaux qui suivront.

Le cœur Wu-Tang: Ghostface Killah et Raekwon sur « Rock Ya Body »

Au centre de cette architecture se trouve « Rock Ya Body feat. Daz Dillinger, Ghostface Killah, Raekwon », titre central qui cristallise l'héritage collectif du Wu-Tang Clan au service d'un propos solitaire. La concentration des talents de la famille Wu-Tang sur ce morceau renforce considérablement le lien historique avec les racines new-yorkaises. Ici, Ghostface Killah et Raekwon ne sont pas de simples accompagnateurs; ils incarnent l'essence même du groupe dont Rakim tire sa force. Leur présence sur cette piste valide l'idée que cet album est un retour aux sources, où le rappeur utilise son histoire pour nourrir le présent.

La dimension narrative majeure avec Eminem et JAŸ-Z sur l'interlude

La dimension conversationnelle atteint son paroxysme sur « God Speak - Interlude feat. Eminem, JAŸ-Z ». Cette intervention de deux icônes mondiales sur un interlude suggère une dimension narrative ou conversationnelle qui dépasse la simple performance. La présence d'Eminem et de JAŸ-Z sur ce titre spécifique renforce le statut mythique du projet en associant Rakim à des figures qui ont marqué l'histoire du hip-hop mondial. Sur cette piste, la voix de JAŸ-Z apporte une variation stylistique ou thématique marquée, tandis que celle d'Eminem ancre le morceau dans une lignée de textes profonds et réflexifs.

Les moments de respiration des titres solo (« Push The Button », « Nights Over Brooklyn »)

Les titres sans featuring comme « Push The Button » ou « Nights Over Brooklyn » offrent des espaces nécessaires qui évitent la surcharge sonore. Ces passages permettent à Rakim de s'exprimer seul, confirmant que la collaboration est un choix stratégique et non une obligation formelle. Dans cette logique, ces moments de solitude ne sont pas des faiblesses mais des respirations essentielles qui soulignent l'intensité des collaborations environnantes. Ils rappellent que derrière les featurings monumentaux se trouve toujours une voix centrale capable de tenir le projet seule.

Le disque scelle son propos avec « Hallelujah - Remix feat. Mic King », morceau qui clôture l'album et équilibre les forces entre l'histoire racontée et la conclusion spirituelle. Cette fin de disque valide le projet en montrant que chaque collaboration a contribué à une construction cohérente, où la voix de Mic King sur cette dernière piste apporte une touche émotionnelle ou thématique nécessaire pour clore un opus aussi dense. La présence de cet invité sur ce titre final confirme l'importance accordée à la clôture du disque et assure que le projet ne s'arrête pas en demi-teinte.

La stratégie de densité vocale s'étend bien au-delà des légendes actuelles pour ancrer le projet dans une lignée historique immédiate, puisque l'opus succède directement à The RE-UP (2025), dernier album studio de Rakim. Cette continuité discographique est scellée par la présence de figures qui ont elles-mêmes marqué des époques distinctes du hip-hop, créant un pont temporel unique au sein d'un disque aussi court: 16 titres ne dépassent pas les 53 minutes et 13 secondes, une économie du temps qui contraste violemment avec la richesse des échanges vocaux. La tracklist confirme cette ambition encyclopédique en intégrant des collaborations passées ou présentes avec des artistes dont l'histoire est indissociable de celle du rap new-yorkais, comme KRS-One et Kool G Rap sur « Still Ill! », ou encore Snoop Dogg qui revisite le titre « Rabbit » dans une version remix. Chaque piste featuring agit comme un chapitre d'un manuel vivant où la durée totale restreinte force chaque intervention à être une déclaration de principe plutôt qu'une simple addition sonore. L'architecture du disque repose sur une sélection chirurgicale des invités, transformant l'album en un acte de transmission où la présence massive du Wu-Tang Clan et des légendes valide le statut mythique du projet sans alourdir sa structure temporelle. De « Goin Down » à « Hallelujah - Remix », chaque titre, qu'il soit featuring ou solo, sert cette thèse: Rakim utilise son histoire pour nourrir le présent en associant ses voix à celles d'Eminem, JAŸ-Z, Ghostface Killah et Raekwon. Cette densité historique n'est pas une obligation formelle mais un choix conceptuel audacieux où chaque invité apporte sa voix à l'édifice pour confirmer que cet album est bien un retour aux sources, où le rappeur utilise son histoire pour nourrir le présent dans un espace sonore contraint qui ne laisse aucune place au superflu. DPG WU-TANG, WU-TANG DPG -THE GODBODY LP- n'est pas un simple album studio mais une déclaration d'intention conceptuelle où la présence massive des invités valide l'héritage et le statut de légende du rap. De « Goin Down » à « Hallelujah - Remix », chaque titre, qu'il soit featuring ou solo, sert cette thèse: Rakim utilise son histoire pour nourrir le présent. Avec 16 titres d'une durée totale de 53 min 13 s, l'album ouvre sur une collaboration avec Kokane et se clôt par un remix spirituel, offrant une expérience fluide malgré la densité des interventions. L'équilibre entre les moments de respiration et les collaborations historiques fait de cet opus un document rare où chaque seconde compte, scellant ainsi la trajectoire d'un artiste qui transforme son album en encyclopédie vivante du rap new-yorkais.

Fiche technique

- Sortie : 18 septembre 2026 - Label : Holy Toledo Productions LLC / DMG Publishing LLC / Compound Interest - Titres : 16 (53 min 13 s) - Ouverture / clôture : Goin Down / Hallelujah - Remix - Invités : Kokane, Daz Dillinger, Ghostface Killah, Raekwon, MAC SHAWN 100, Eminem, JAŸ-Z, Jamall Ray, Buckshot, Rim, Trigga, Killa Sin of Killarmy … - Album précédent : The RE-UP (2025)

🎬 Les clips de l’album

16 clips · lecture à la suite

Titres

  1. 1
  2. 2
  3. 3
  4. 4
  5. 5
  6. 6
  7. 7
  8. 8
  9. 9
  10. 10
  11. 11
  12. 12
  13. 13
  14. 14
  15. 15
  16. 16

🔥 Les tracks qui cartonnent

Classement Hip-Hop/R&B · semaine du 12/10/2026

  1. 1I Just Might— Bruno Mars
  2. 2Janice STFU— Drake
  3. 3Folded— Kehlani
  4. 4Dead Fresh— Lil Baby
  5. 5What You Need— Tems
  6. 6Cinderella— Mac Miller Featuring Ty Dolla $ign
  7. 7AH HA— Cardi B
  8. 8So Good— Jhene Aiko Featuring Kendrick Lamar
  9. 9WTF GOIN— Belly Gang Kushington & 21 Savage
  10. 10Spend Dat— Yung Miami

Chronique publiée le 13/10/2026 · Chroniques

© 2026 rap.fr — Tous droits réservés.

Autres chroniques