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Seth Gueko - Destroy
Chronique d'album

Seth Gueko - Destroy

Note de la redaction8,5/ 10
Par Le Stagiaire·

L'album Destroy de Seth Gueko s'ouvre sur une tension palpable, comme si le silence de trois ans entre Barlou (2016) et ce retour en 2019 avait laissé place à un besoin urgent de déchirure. Sorti le 25 janvier 2019 via AllPoints, le disque est une reprise audacieuse d’un style qui n’a jamais vraiment disparu: punchlines percutantes, argot tranchant et univers brut, mais aussi un souffle nouveau, comme si Seth Gueko avait pris le temps de peaufiner chaque note, chaque syllabe.

L'album Destroy : une évolution contrôlée après trois ans d'absence

L’album s’étend sur vingt morceaux, offrant une palette sonore variée qui oscille entre les beats lourds du trap moderne et les ambiances sombres d’un storytelling à la sauce old school. Entre 2016 et 2019, Seth Gueko a pris une pause artistique. Ce silence n’était pas un abandon, mais une réflexion, un moment où les sonorités, les textes et l’identité du rappeur franco-thaïlandais ont eu le temps de se reformer.

Les featurings comme leviers de diversité sur Destroy

Destroy est donc moins un retour qu’un affûtement: chaque titre semble avoir été pensé avec soin, comme si le rappeur avait voulu s’assurer que ce projet ne serait pas une simple répétition du passé, mais une évolution contrôlée. L’album a trouvé un écho immédiat, enregistrant plus de 4 250 exemplaires lors de sa première semaine d’exploitation — un chiffre qui parle de l’attente et de la confiance placée dans ce retour. Sur Destroy, les featurings deviennent des leviers de diversité sonore et lyrique. Sur Barry White Trash, Dosseh apporte une dimension musicale et vocale complémentaire qui élargit l’univers du titre, le transformant en un morceau à la fois provocateur et raffiné.

Une production qui mêle old school et trap moderne

De même, sur Paris Street, les contributions de Flynt, Jazzy Bazz et Sinik enrichissent le morceau d’une texture vocale inattendue, donnant au titre une densité qui dépasse l’habituel. Sadek, sur Dans Quelques Euros, apporte un contraste lyrique et musical qui redéfinit les limites du storytelling. Ces featurings s’intègrent naturellement à la structure de l’album, comme des pièces d’un puzzle qui complète le tableau. La production de Destroy est un mélange subtil entre les influences old school et les sonorités du trap moderne. Les beats lourds, souvent associés à des producteurs comme Ebtz Music ou Math Mayer, donnent au disque une force brute qui rappelle les origines hardcore de Seth Gueko.

L'accueil critique et public d'Destroy

Mais cette production ne se contente pas d’être agressive: elle s’adapte, s’évase, parfois même s’effiloche pour laisser place à des ambiances plus introspectives ou poétiques. Le titre Destroy, qui donne son nom à l’album, incarne parfaitement cette dualité — un morceau où les punchlines se heurtent à une production dense et sombre, comme si le rappeur s’était lancé dans une bataille intérieure qu’il voulait rendre audible. Paris Street, quant à lui, est un exemple de ce que peut être la fusion entre le storytelling et l’énergie du trap: des beats qui se déchaînent, mais aussi des textes qui s’inscrivent dans une tradition narrative plus ancienne. L’accueil de Destroy a été à la hauteur des attentes. La presse spécialisée a salué l’équilibre entre innovation et fidélité au style du rappeur, soulignant notamment la variété des producteurs impliqués — même si aucun n’est clairement identifié comme principal. Les critiques ont mis en avant le travail de Math Mayer, qui non seulement compose mais aussi mixe plusieurs titres, donnant à l’album une cohérence sonore rare dans un projet aussi diversifié. Le public, lui, a répondu par des ventes solides et une écoute active, confirmant que Seth Gueko n’avait pas perdu de vue le cœur du rap — celui qui se construit entre les lignes, les beats et les silences. Destroy est donc plus qu’un retour: c’est un point d’ancrage dans l’évolution continue d’un artiste qui sait se réinventer sans jamais perdre son âme.

🎬 Les clips de l’album

20 clips · lecture à la suite

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🔥 Les tracks qui cartonnent

Classement Hip-Hop/R&B · semaine du 31/08/2026

  1. 1I Just MightBruno Mars
  2. 2Janice STFUDrake
  3. 3FoldedKehlani
  4. 4Dead FreshLil Baby
  5. 5Spend DatYung Miami
  6. 6ShabangDrake
  7. 7Some Of Your LovePARTYNEXTDOOR
  8. 8What You NeedTems
  9. 9CinderellaMac Miller Featuring Ty Dolla $ign
  10. 10Morning Dew (Donk)Beyonce

Chronique publiée le 03/09/2026 · Albums

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