Snoop Dogg - That’s My Work 5
That's My Work 5 confirme une alliance indéfectible entre Snoop Dogg et son groupe historique Tha Dogg Pound sans chercher à briser le moule. La mixtape, qui dure une heure et quatre minutes, se distingue par un acte de fidélité sans faille où chaque piste crédite explicitement le collectif. C'est moins une collection de singles qu'un manifeste sonore où l'identité collective domine toute tentative d'éclatement individuel.
House Party et Bodyguard Hard : les deux premières pistes comme pacte d'alliance
L'ouverture n'a rien d'anodine. « House Party », première piste, installe immédiatement la règle du jeu: Tha Dogg Pound est là dès le premier enregistrement. La présence du groupe sur cette introduction agit comme un sceau de légitimité, rappelant que l'album se construit autour d'une collaboration systématique plutôt que sur des apparitions ponctuelles. Cette constance se poursuit avec « Bodyguard Hard », deuxième titre, qui consolide le cadre sonore dès les premières minutes. Il n'y a pas de place ici pour la surprise ou l'improvisation; chaque titre confirme la permanence du Tha Dogg Pound comme élément central de la structure discographique. La mixtape s'annonce comme un parcours linéaire où la cohérence absolue des crédits prime sur tout autre souci esthétique.
De These Hoes Ain't Loyal DPG à Pressure : l'homogénéité d'un disque où le groupe règne en maître
Le cœur de l'album ne trahit jamais sa nature. Que ce soit sur « These Hoes Ain't Loyal DPG », quatrième titre, ou sur « Pressure », la composition reste inchangée: Tha Dogg Pound est crédité à chaque fois comme invite officiel. Cette répétition n'est pas une faiblesse mais une force structurelle qui donne au disque son caractère propre. Contrairement aux projets où les featurings servent à varier les ambiances, ici, l'identité du groupe est omniprésente, transformant la mixtape en un projet d'une heure et quatre minutes dédié entièrement à la continuité discographique. La production semble axée sur la mise en avant de ce collectif, créant une ambiance où chaque piste confirme que le Tha Dogg Pound reste la colonne vertébrale du son de Snoop Dogg.
U Neva Know : l'identité collective maintenue avant l'édition Deluxe
L'album se clôture sur « I'm on It DPG », dernière piste, scellant ainsi un cycle où chaque titre a validé l'alliance entre Snoop Dogg et son groupe historique.
Contexte discographique : une mixtape qui ferme le cycle de 2014 pour préparer BUSH
Cette mixtape s'inscrit dans une continuité discographique précise pour Snoop Dogg, venant directement après sa compilation California Times et son album studio instrumental 7 Days Instrumentals, tous deux sortis en 2014. Elle marque ainsi la fin d'un cycle de l'année avant le lancement de son prochain album studio, BUSH, prévu pour 2015. L'édition originale, sortie gratuitement sur DPGC Music le 18 septembre 2014, est suivie par une version Deluxe le 28 octobre de la même année, confirmant l'intérêt porté à ce projet par le label D.P.G. Recordz. La tracklist révèle une architecture rigoureuse où chaque l'une des seize pistes crédite explicitement le groupe Tha Dogg Pound en tant qu'invité officiel. Cette constance structurelle transforme la mixtape en un manifeste sonore dédié entièrement à la continuité du collectif, loin d'être une simple collection de singles. L'identité collective du groupe domine toute tentative d'éclatement individuel, créant un parcours linéaire où la cohérence absolue des crédits prime sur tout autre souci esthétique. Contrairement aux projets où les featurings servent à varier les ambiances, ici, l'identité du Tha Dogg Pound est omniprésente, transformant le disque en une œuvre d'une heure et quatre minutes consacrée à la pérennité de leur alliance artistique. L'alliance entre Snoop Dogg et le Tha Dogg Pound sur cet opus ne constitue pas un retour en arrière, mais bien l'évolution logique d'une relation artistique tissée depuis près de deux décennies. Le dossier culturel atteste que ce groupe a déjà marqué les albums historiques du légendaire rappeur comme Doggystyle (1993) et Tha Doggfather (1996), où ils figuraient sur des titres emblématiques tels que « Serial Killa », « Doggy Dogg World » ou encore « Groupie ». Inversement, l'histoire discographique montre que le Tha Dogg Pound a également accueilli Snoop Dogg en tant qu'invité sur des classiques comme « Smooth » de leur album Dogg Food (1995) ou les titres « Vibe », « Pull Ya Drawz Down » et « Rollin' n a Drop Top » issus de Dogg Chit (2007). Contrairement à la plupart des projets où les collaborations servent uniquement à varier les ambiances sonores ou à attirer l'attention, cette mixtape transforme le collectif en véritable colonne vertébrale du projet. Chaque titre, de « House Party » à « I'm on It DPG », valide une continuité discographique où l'identité collective domine toute tentative d'éclatement individuel. Cette constance structurelle permet à la mixtape de se distinguer nettement des autres œuvres récentes de Snoop Dogg, notamment son précédent album studio instrumental 7 Days Instrumentals et sa compilation California Times, tous deux sortis en 2014. En positionnant cette œuvre comme le couronnement d'un cycle avant le lancement de son prochain album studio, BUSH, prévu pour 2015, la mixtape assume pleinement son rôle de manifeste sonore dédié à la pérennité du duo. L'architecture rigoureuse de la tracklist, où seize pistes sur seize créditent explicitement le groupe Tha Dogg Pound en tant qu'invités officiels, transforme ainsi ce disque en une œuvre consacrée entièrement à la continuité de leur alliance artistique. Sans chercher à innover par des sons inattendus ou des invités extérieurs, elle prouve que la répétition d'un duo musical peut devenir une forme d'art en soi, scellant un pacte d'alliance qui transcende le simple remplissage de temps pour devenir un acte de fidélité sans faille. En conclusion, cette mixtape d'une heure et quatre minutes réussit son pari: elle transforme une formule souvent utilisée pour remplir du temps en un acte de continuité discographique fort. Chaque titre, de « House Party » à « I'm on It DPG », valide l'alliance entre Snoop Dogg et le Tha Dogg Pound. Sans chercher à innover par des sons inattendus ou des invités extérieurs, elle prouve que la répétition d'un duo musical peut devenir une forme d'art en soi.
Fiche technique
- Sortie : 18 septembre 2014 - Label : D.P.G. Recordz - Titres : 16 - Ouverture / clôture : House Party / I’m on It DPG - Invités : Tha Dogg Pound - Projet précédent : California Times (compilation, 2014) - Album studio précédent : 7 Days Instrumentals (2014)
🎬 Les clips de l’album
16 clips · lecture à la suite
Titres
- 1
- 2
- 3
- 4Pressurefeat. Tha Dogg Pound
- 5
- 6
- 7
- 8
- 9
- 10
- 11
- 12
- 13Get a Gripfeat. Tha Dogg Pound
- 14
- 15Band Datfeat. Tha Dogg Pound
- 16
🔥 Les tracks qui cartonnent
Classement Hip-Hop/R&B · semaine du 05/10/2026
- 1I Just Might— Bruno Mars
- 2Janice STFU— Drake
- 3Folded— Kehlani
- 4Dead Fresh— Lil Baby
- 5What You Need— Tems
- 6Cinderella— Mac Miller Featuring Ty Dolla $ign
- 7AH HA— Cardi B
- 8So Good— Jhene Aiko Featuring Kendrick Lamar
- 9WTF GOIN— Belly Gang Kushington & 21 Savage
- 10Spend Dat— Yung Miami



