
Timbuktu - har berg har vatten (一零一)
Har Berg Har Vatten (一零一) marque une rupture dans la trajectoire de Timbuktu, sorti le 9 mai 2025 chez Warner Music Sweden. Situé entre MORABEZA (2024) et THUNDERDOME, cet album offre une expérience singulière: la solitude du producteur se heurte ici à une multitude de voix étrangères. Sur dix titres étirés sur 34 minutes et 10 secondes, l'opus crée une tension entre l'introspection brute et l'éclatement vers l'extérieur. Timbuktu réalise une alchimie paradoxale, transformant le disque en un monument d'ombre et de lumière où chaque face est autant un retour vers soi qu'une projection vers l'international.
Timbuktu orchestre un archipel de collaborations
L'album s'ouvre immédiatement sur « Dansa Andra Hållet », porté par RickExpress. Dès les premières mesures, le disque affiche une ambition industrielle qui ne triche pas: l'artiste ne murmure plus dans un studio isolé, il projette sa voix au-delà de ses frontières. Cette collaboration montre que la transition vers ce nouveau format a été pensée comme une escalade où Timbuktu dirige une architecture sonore complexe sans abandonner sa signature. La tension entre l'ombre du producteur et la lumière des guests commence dès ce premier titre, posant les fondations d'un projet qui refuse le confort de la solitude absolue pour embrasser la densité d'un orchestre vocal.
Archipel de collaborations: RickExpress, Julimar et Esta Kirabo
L'album se construit comme une mosaïque internationale où chaque featuring ajoute une strate nouvelle à l'univers de Timbuktu. Si RickExpress ancre le disque sur ce terreau initial, d'autres voix élargissent l'horizon: Julimar Santos revient avec « Långframt del 1 », réactualisant une relation initiée précédemment sur « Våga » dans Du gamla du nya (2021). La présence d'Esta Kirabo ajoute une autre dimension, intervenant sur deux titres distincts: « Nästa(n) del 2 » et « 60 L.E.S. ». Chaque apparition est un choix précis qui scinde l'album en une mosaïque où la voix principale dialogue avec des interlocuteurs aux registres variés, créant un équilibre entre la densité narrative solo et la puissance d'un collectif.
Obsidian scelle la transition vers Thunderdome
L'expérience se conclut sur une note de gravité particulière avec « Obsidian », qui clôture ce cycle de 34 minutes. Ce morceau de fin ne marque pas seulement la fin d'une écoute, mais évoque une transition vers le prochain défi, THUNDERDOME, également attendu cette même année. La densité du dixième titre offre une sélection chirurgicale où l'ombre prend le dessus sur la lumière, scellant un projet qui a su naviguer entre l'introspection et l'ouverture sans trahir son identité. L'album ne se contente pas d'exister en parallèle de MORABEZA ou de THUNDERDOME; il constitue une pièce maîtresse d'une année double où Timbuktu a réussi à coexister avec deux albums studio distincts, transformant ce paradoxe en une force artistique unique.
Deux mondes en 2025: entre 'Har Berg Har Vatten' et 'Thunderdome'
L'architecture sonore de Har Berg Har Vatten (一零一) se distingue par une distribution équilibrée entre l'introspection brute et la densité collective. Sur les dix titres répartis sur 34 minutes et 10 secondes, Timbuktu orchestre une transition maîtrisée où la solitude du producteur dialogue avec une multitude de voix étrangères. Ce projet, situé entre MORABEZA (2024) et le prochain THUNDERDOME, incarne une rupture stylistique où chaque face est autant un retour vers soi qu'une projection vers l'international. La tension créée dès l'ouverture « Dansa Andra Hållet » avec RickExpress se prolonge à travers des invités stratégiques comme Esta Kirabo, qui apparaît sur deux titres distincts, confirmant la volonté de l'artiste de transformer son album en un monument d'ombre et de lumière. La présence de ces figures extérieures enrichit le projet sans trahir l'identité de Timbuktu, dont le parcours s'étend depuis Oberoendeframkallande (2007) jusqu'à la sortie actuelle chez Warner Music Sweden. Chaque collaboration, qu'elle soit avec Julimar Santos ou RickExpress, ajoute une strate nouvelle à l'univers de l'artiste, créant une mosaïque où la voix principale dialogue avec des interlocuteurs aux registres variés. Cette densité narrative solo et collective permet à l'opus de naviguer entre l'introspection et l'ouverture sans jamais abandonner sa signature, scellant ainsi un cycle unique dans une année double où deux albums studio distincts coexistent pour former un écosystème musical cohérent. Enfin, il est impossible de parler de ce disque sans évoquer la particularité de sa sortie. La coexistence de ces deux projets dans le calendrier de 2025 transforme la notion même d'album studio: ici, il ne s'agit plus d'une étape unique mais d'un écosystème où chaque titre, qu'il soit porté par une voix solo ou une collaboration, contribue à une architecture globale. Timbuktu prouve ainsi que l'industrie musicale peut accepter cette densité, et que la somme de ces efforts, de 2007 à aujourd'hui, forme un parcours cohérent où chaque opus, de Oberoendeframkallande à Kärlekens blandband, trouve sa place dans une ligne du temps qui ne s'arrête pas.
Fiche technique
- Sortie : 9 mai 2025 - Label : Warner Music Sweden - Titres : 10 (34 min 10 s) - Ouverture / clôture : Dansa Andra Hållet / Obsidian - Invités : RickExpress, Julimar Santos, Esta Kirabo - Album précédent : MORABEZA (2024)
🎬 Les clips de l’album
10 clips · lecture à la suite
Titres
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- 660 L.E.S.feat. Esta Kirabo
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🔥 Les tracks qui cartonnent
Classement Hip-Hop/R&B · semaine du 26/10/2026
- 1I Just Might— Bruno Mars
- 2Janice STFU— Drake
- 3What You Need— Tems
- 4Solar Eclipse— Drake & Don Toliver
- 5Dead Fresh— Lil Baby
- 6Quebec— Drake
- 7So Good— Jhene Aiko Featuring Kendrick Lamar
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